Caméra

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mardi 5 avril 2011

La vidéo surveillance dans les établissements scolaires



Depuis le début des années 2000 de plus en plus d'écoles, collèges, lycées et universités n'hésitent plus à s'équiper de la vidéo surveillance pour assurer la sécurité des élèves. Cela permet de surveiller toute intrusion dans l'enceinte de l'établissement, et de prévenir de toute agression. Faute en est, des faits divers tels que l'intrusion de celui que l'on appelle "human bomb" dans une école maternelle de Neuilly en 1993 retenant en otage toute une classe et ce durant deux jours. Ainsi que la fusillade qui a eu lieu le 20 avril 1999, dans le lycée de Columbine dans l'état du Colorado aux Etats Unis et qui fut un réel massacre causant la mort de 12 lycéens et d'un professeur.



Plus de vidéosurveillance aux abords des écoles, collèges et lycées en 2010 :


"La délinquance évolue, il faut que les forces de sécurité s'adaptent à cette évolution, parmi les moyens, il y a incontestablement une utilisation répandue de la vidéoprotection", a déclaré Brice Hortefeux, lors de sa visite à Sartrouville (78), hier, ajoutant qu’il souhaitait que « sur la période 2009-2010 il y ait 100 à 110 écoles, collèges et lycées qui soient ainsi mieux protégés. ».


"La vidéoprotection ce n'est pas pour épier, c'est pour protéger", a souligné Brice Hortefeux. Elles servent à "prévenir (pour dissuader), à identifier (les auteurs de crimes et délits) et à la transparence", a-t-il ajouté, en notant qu'elles peuvent permettre "d'éviter toute polémique lors des interventions de police et de gendarmerie". 


Par ailleurs, le ministre de l'Intérieur a "décidé d'activer, de renforcer, de conforter le plan qui prévoit un effort d'équipement de vidéoprotection dans 75 communes. 

Source:


Malgré la présence des caméras on constate que des évènements tels que Columbine se reproduisent tooujours. Le 16 Avril 2007 s'est produite la plus grosse fusillade connue à ce jour. Elle a eu lieu dans l'enceinte de l'université de Virginia Tech dans l'état de Virginie aux Etats Unis causant la mort de 33 personnes, dont l'auteur des coups de feux.
Ici on peut donc remettre en cause l'efficacité de la vidéo surveillance. Comment de tels évènements peuvent encore se produire si les établissement sont sous vidéosurveillance ? Sont elles efficaces ?
Les règles en vigueurs pour installer des caméras dans l'enceinte d'un établissement sont plutôt strictes.





Interview France info du directeur du CNIL:




Comme il est dit dans cette interview, on constate que les caméras de surveillance ne sont pas constamment contrôlées par le personnel, car il n'est pas engagé uniquement pour la surveillance. Ainsi c'est souvent le personnel chargé de l'accueil ou bien les surveillants qui sont chargés de contrôler les caméras. De ce fait on constate que la surveillance n'est pas totalement garantie, d'où le fait que des drames tels que Virginia Tech, et même des incidents "mineurs" persistent.



C'est pour ces raisons que certains parents d'élèves ainsi que les élèves eux même contestent vivement la présence des caméras. Pour eux si elles ne sont pas régulièrement contrôlées, elles sont donc inutiles.









La vidéosurveillance, une attaque inacceptable contre nos libertés !



La vidéosurveillance c’est un dispositif coûteux et inefficace :

Dans de nombreuses villes de France, des plans d'installation de caméras se mettent en place. A Paris, un nouveau dispositif de vidéosurveillance prévoit l'installation de plus de 1200 caméras d'ici à la fin de l'année 2009 pour un coût de 45 millions d'euros en investissement induisant une sous traitance du pouvoir régalien de sécurité à des sociétés privées. Le PS et Delanoé, bien que s'étant opposé dans son livre noir sur les libertés à la vidéosurveillance, soutiennent à Paris ce dispositif. 
A Vigneux, le Maire UMP fait également installer des caméras ! 
Alors qu'aucune étude sérieuse ne démontre l'efficacité de cette technique contre la délinquance. L'exemple britannique révèle, au contraire, que l'implantation d'un réseau serré de caméra ne fait pas baisser les chiffres de la délinquance. En fait, la vidéosurveillance déplace la délinquance dans d'autres aires géographiques. 

La vidéosurveillance c'est une attaque inacceptable contre les libertés publiques :

Cette politique menace les libertés publiques. Le droit à l'anonymat dans la ville doit être respecté ! 
Face à la montée de la contestation sociale contre sa politique, le gouvernement cherche à détourner l'attention de la question sociale pour lui substituer la question sécuritaire. La vidéosurveillance fait partie d'un ensemble de mesures dont l'objectif est également de renforcer le contrôle social. C'est inacceptable. Nos libertés doivent être défendues par toutes et par tous ! 

Il faut s'investir dans les collectifs unitaires contre la vidéosurveillance, afin qu'une grande campagne d'éducation populaire contribue à la sensibilisation des citoyens contre la vidéosurveillance, pour le respect des libertés et contre les velléités de démantèlement de nos services publics. 





Nous pouvons dire que la majorité de la population est satisfaite de ce système. Elle pense que celui ci permet d'éviter la plupart des agressions. D'une part car les élèves savent qu'ils peuvent être a tout moment observés par les caméras et d'autre part car même si une agression à lieu elle sera forcément enregistrée et les coupables seront plus facilement reconnaissables.
Ainsi les établissements continuent de s'équiper de systèmes de vidéosurveillance dans le but de faire régresser un maximum la délinquance, l'insécurité et surtout de rassurer les parents d'élèves et même les élèves eux mêmes.



B.B - M.T








lundi 4 avril 2011

Les transports en communs sous vidéosurveillance


Les transports en communs sont de nos jours les lieux les plus surveillés, notamment à cause de la recrudescence des agressions sur les chauffeurs et les usagers.

Caméras embarquées:

« Pour limiter le nombre d'actes de malveillance dans les véhicules de transport en commun, de plus en plus d'exploitants, à la demande du personnel, mais également des voyageurs, installent des dispositifs de vidéosurveillance embarquée. Une ou deux caméras bien positionnées (porte avant et couloir central) peuvent suffire à sécuriser un bus.
L'enregistrement vidéo peut être soit être continu, soit à la demande du chauffeur.
Les données sont sauvegardées dans le bus pour une durée moyenne variable selon les systèmes (de quelques heures à quelques jours). Les bandes vidéo sont visionnées, par des personnes assermentées, uniquement en cas d'incidents, sinon, elles sont réutilisées.
Selon les fonctionnalités retenues, les systèmes de vidéosurveillance embarquée peuvent être interconnectés avec la transmission radio, permettant ainsi au régulateur d'entendre ce qui se passe dans le véhicule, et même de transmettre le son aux force de l'ordre.
La liste des villes équipées partiellement ou totalement en matériel de vidéosurveillance embarquée ne cesse de croître. Cet équipement concerne aussi bien les bus neufs (installation possible dès la construction) que les plus anciens.
De nombreuses sociétés proposent des solutions de vidéosurveillance embarquée qui comportent l'enregistreur à bord du véhicule. Tous ces produits enregistrent les images sur un disque dur dont la capacité varie de 20 à 200 Go. La durée de stockage dépend de la taille du disque, mais aussi de l'algorithme de compression utilisé.
Certains produits, en plus des canaux vidéo (jusqu'à 8 pour les plus évolués), peuvent également enregistrer l'audio (le son).
Certains fabricants proposent des solutions évoluées qui permettent de transmettre les images par liaison Wifi à l'extérieur du véhicule.
Le module de visualisation des images permet, dans le respect de la législation, de visionner les vidéos stockées . »




Open Wide, la société qui gère la vidéosurveillance de la RATP nous présente sur leur site leur domaine de surveillance au sein des transports en communs parisiens:


 - Détection d'intrusion sur voie :
Dans un objectif de protection des voyageurs, la détection d’intrusion permet de prévenir les incidents lors de l’arrivée du train en gare. Des événements tels que le jet d’objets, les chutes sur voie ou dans les lacunes sont détectés pour une meilleure sécurisation des voies.

A l’aide des seules caméras existantes, l’outil prend en compte :



  • L’arrivée et la position du train
  • Les phénomènes lumineux parasites (reflets de phares, de voyageurs, variations de luminosité...)
  • Les défauts éventuels des équipements vidéo

La détection d’intrusion permet :
  • Une sécurisation des personnes accrue
  • Une meilleure fluidité du trafic, donc un gain de temps
  • Un bilan précis des incidents pouvant survenir sur les voies

En centralisant les alarmes, la détection d’intrusion permet à l’exploitant de mieux connaître l’activité de son réseau.


 - Analyse des échanges voyageurs :

L’analyse des échanges voyageurs est le moyen de fluidifier au maximum le trafic sur une ligne en exploitation. La zone du quai donnant lieu à un échange de voyageurs est analysée afin de déterminer avec précision les dates de début et de fin d’échange à chaque passage de train.

Grâce à cet outil de calcul précis, l’échange est :


  • Plus rapide : un gain de plusieurs secondes par échange permet d’allouer une ou plusieurs rames supplémentaires chaque jour
  • Plus sûr : la connaissance précise de l’activité permet d’éviter des fermetures de portes dangereuses pour les passagers



 - Détection de stationnarité : 

Basée sur le filtrage des mouvements et la détection des changements récurrents dans la scène de référence, la détection de stationnarité permet de repérer des personnes et des objets à l’arrêt dans un couloir ou sur une voie.


Ainsi, un élément statique dont la présence est gênante ou dangereuse peut être repéré, même lorsqu’il est masqué par d’autres éléments.

La détection de stationnarité permet :



  • une fluidification rapide du trafic de personnes dans une station très fréquentée
  • une réactivité optimale si un événement potentiellement dangereux se produit


 - Analyse des mouvements de foule : 

Cet outil utilise les informations de pistage de mouvement pour établir des statistiques sur les déplacements des usagers des lieux.


Ainsi, à partir d’une base de données de situations considérées comme habituelles, il génère une alerte en cas d’événement anormal.

Des informations sont extraites sur les mouvements habituels des voyageurs :



  • Densité de passage
  • Directions privilégiées
  • Répartition des flux selon les directions
  • Mesures de vitesse

et un critère de dangerosité des mouvements sur une caméra peut ainsi être estimé.

Cet outil a pour atouts :
  • une plus grande fiabilité que l’opérateur humain, en analysant tous les mouvements de la station
  • une grande souplesse : en laissant l’outil calculer seul l’activité de la station ou en fournissant des données de référence
  • une détection précise des mouvements ne suivant pas les critères de « normalité »
Site de Open Wide vidéo avancé

 > On peut donc remarquer que la vidéosurveillance joue un grand rôle dans les transports en communs : elle surveille, sécurise, organise, analyse tous les faits et gestes de ses utilisateurs, mais aussi de ses employés, ainsi que ses biens.


Cependant certains usagers contestent vivement l’utilisation de celle-ci et pensent qu’elles n’ont aucun impact. Il est vrai que malgré la présence des caméras, les agressions ne cessent de s'accroitre d’année en année. Ainsi on peut penser qu’elles ne sont là que pour rassurer les usagers et organiser le réseau. Même si les vidéos sont parfois contrôlées et permettent d‘agir efficacement, les agresseurs étant rapides et ayant conscience de la présence des caméras, elles en deviennent quasi inutiles. La présence des forces de l’ordre au sein des gares et des transports en commun étant faible, cela laisse donc le champ libre aux agresseurs.



On peut tout de même remarquer que les forces de l'ordre s'allient de plus en plus aux caméras de surveillance dans les stations de métros ou les gares pour arriver sur les lieux d'une infraction plus rapidement. On voit donc apparaître une autre forme d'organisation pour protéger les individus.




Reportage TF1:


http://videos.tf1.fr/jt-20h/chute-mortelle-dans-le-metro-la-videosurveillance-impuissante-6202457.html


Ici, on constate que malgré certains échecs, la vidéosurveillance est quand même bénéfique lors d’agressions. Même si les forces de l’ordre n’interviennent pas systématiquement, la vidéo permet d’identifier rapidement les coupables. Ainsi grâce aux caméras présentes dans les gares et celles placées dans les rues, l’identification est grandement facilitée.

Les caméras de surveillance dans les transports ne sont pas un moyen dissuasif mais un moyen de retrouver les malfaiteurs. Elles sont vraiment mise en place pour assurer la sécurité du voyageur, les autres fonctions arrivent après.



Bien que les caméras des transports en communs fassent parties d'un organisme privé (par exemple la SIBRA à Annecy), les images qu'elles enregistrent chaque jour peuvent être utilisées par la police de façon publique, c'est à dire qu'elles peuvent être visionnées en complément d'autres caméras, pour une affaire. Tout le monde peut avoir accès aux vidéos, même un individu, s'il a une raison valable et s'il fait la démarche auprès des forces de l'ordre.
Les caméras de surveillance dans les transports sont donc installées d'une part pour l'entreprise de transport (de façon privée : pour son organisation, pour analyser les parcours les plus empruntés afin d'améliorer son réseau etc. ). Et d'autre part pour ses usagers (de façon publique : sécurité principalement).


On peut cependant se demander si les entreprises de transport se servent également des caméras pour vendre des informations à diverses sociétés commerciales, ou même à l'Etat; dans le but de cibler la publicité dans les transports. Cette accusation n'est pas fondée mais elle nous semble de plus en plus présente dans notre société.


Forum sur le site de la RATP : débat sur la vidéosurveillance au sein des transports en communs (ici la RATP)


 
Journal Le Point:

http://www.tiberode.fr/fre/actualites-presse/presse/archives/7000-cameras-implantees-dans-le-metro-et-le-rer-pour-vous-proteger


B.B-M.T